Alain Hogue
photographe
Paysages du Québec

D’une superficie totale de 1,7 million de km2, le paysage québécois se caractérise par sa démesure, sa diversité et ses territoires sauvages.  Les forêts couvrent plus de la moitié du territoire et sont pour la plupart situées sur les terres publiques. Bien qu’une bonne partie de cette forêt soit exploitée, plusieurs grands secteurs sont encore intacts. Les forêts québécoises sont des lieux d’une grande beauté où les sujets de photos ne manquent pas.

L’eau est omniprésente au Québec. On y trouve plus de 400,000 lacs nommés et autant qui ne le sont pas. À cela s’ajoutent des milliers de marais, plus de 4,500 rivières et le majestueux fleuve Saint-Laurent qui le traverse d’Ouest en Est sur 1200 km.  Toute cette eau représente environ 3% des réserves mondiales d’eau douce.  Le Québec compte également plus de 3,000 kilomètres de littoral.  Tout au long de ces côtes, des dizaines de petits villages au nom évocateur continuent de pratiquer des activités maritimes. Le Québec lacustre, fluvial et maritime offre des paysages inspirants et une source inépuisable de photos.

Il y a 7 massifs montagneux au Québec dont les plus connus sont les Laurentides, les Appalaches les Chic-Chocs et les Montérégiennes. La plupart de ces montagnes sont faciles d’accès et plusieurs offrent des points de vue grandioses.  Moins connus, les Monts Otish et les Monts Torngat sont sans doute parmi les plus spectaculaires massifs du Québec. Malheureusement, leur isolement et leur nordicité en rendre l’accès difficile. Les plus aventureux pourront toujours s’y rendre, mais une préparation adéquate et la prudence seront de mise.

Le Québec habité se situe surtout au sud, sur une étroite bande de 150 km de part et d’autre du fleuve Saint-Laurent. C’est là que se trouvent la plupart des villes, mais aussi de nombreux villages entourés de secteurs agricoles et de petits boisés. Si vous aimez la photo architecturale urbaine ou rurale, c’est surtout dans le sud que vous trouverez abondance d’églises, de bâtiments patrimoniaux, d’édifices modernes et autres constructions humaines. En ce qui a trait aux paysages ruraux du Sud,  au cours des dernières décennies ces lieux bucoliques d’une grande beauté ont été littéralement défigurés par la construction de lignes électriques, d’éoliennes, de tours de communications, etc. Un développement sans vision sans que la préservation de la qualité de vie, l’esthétisme et l’intégrité du paysage n’ait été prise en compte. Aujourd’hui, il ne reste que quelques secteurs qui ont été épargnés. Il faut donc chercher un peu… et cadrer plus serré !   

Qu’il s’agisse de forêts, de montagnes ou de cours d’eau, le rythme des saisons transforme continuellement le paysage québécois. Alors qu’au printemps la végétation est clairsemée et d’un heureux mélange de couleurs vives et pastels, au fur et à mesure que l’été s’installe, la végétation devient plus touffus et ses couleurs plus intenses. Ensuite arrive l’automne avec ses teintes chaudes et multicolores et ses cieux tourmentés. Puis enfin, c’est le grand dépouillement de l’hiver avec ses paysages monochromes.  Il y a des pays choyés où les saisons ajoutent à la beauté des paysages.  Le Québec est l’un d’eux, pour le plus grand plaisir de sa population et des… photographes. 


Abitibi-Témiscamingue



Bas-Saint-Laurent



Capitale Nationale



Charlevoix



Chaudière-Appalaches



Côte-Nord - Duplessis



Côte-Nord - Manicouagan



Estrie



Gaspésie



Grand Montréal



Îsle-de-la-Madeleine



Labrador



Laurentides



Mauricie



Montérégie



Nord-du-Québec



Outaouais



Saguenay - Lac-Saint-Jean